A QUOI SERVENT NOS COTISATIONS ?
Ce vendredi 28 septembre, au café rencontre de Miami-Accueil, le Grand Reporter de l’Echo Côtier, viennoiserie à la main surprend une conversation entre les époux Candide.
MADAME CANDIDE : Ça y est, je viens de m’acquitter de la cotisation annuelle de 50dollars. Franchement, je me demande bien à quoi ça sert puisqu’il paraît tout le monde est bénévole.
MONSIEUR CANDIDE : Même s’ils sont tous bénévoles, il doit tout de même y avoir des frais fixes ou autres comme le mensuel, l’annuaire, le guide Vivre à Miami.
MADAME CANDIDE: Les pubs, à l’intérieur, ça sert à quoi ?
MONSIEUR CANDIDE: Ça ne couvre peut-être pas tout ?
MADAME CANDIDE : Hummm ! Mais, tiens prenons l’exemple des soirées pots luck : chacun amène un plat et une bouteille de vin. Résultat : coût « zéro » pour Miami- Accueil.
GRAND REPORTER (qui a pris soin de finir sa viennoiserie avantd’intervenir) : Bonjour, excusez-moi de m’immiscer dans votre conversation. Je me présente, GR, Grand Reporter de l’Echo Côtier. Je connais parfaitement le fonctionnement de l’association. Je peux sûrement vous éclairer sur ce point. Chaque pot luck coûte environ 150 dollars à l’association. En effet, il faut prévoir la vaisselle jetable ou louée parfois, les serviettes en papier, les bouteilles d’eau, les bouteilles de vin supplémentaires (car une par famille est souvent juste pour toute une soirée) les plats qui n’ont pas été pourvus, des amuse-bouche, le petit cadeau ou les fleurs pour la maitresse de maison.
MONSIEUR CANDIDE : Oui ça s’explique, en revanche, moi je me suis souvent demandé pourquoi en payant 20 dollars pour la soirée dégustation, on avait un buffet assez léger.
GRAND REPORTER : La participation est essentiellement réservée aux différentes sortes de vin à déguster. Le buffet est quelque fois sponsorisé et n’est là qu’en appui de la dégustation afin de ne pas repartir à jeun et finir ce moment avec plus de convivialité. Genre apéritif qui se prolonge un peu.
MONSIEUR CANDIDE (s’interrogeant sur les restes des agapes): Autre question, j’ai remarqué qu’il restait quelques bouteilles la dernière fois. Qui les boit ?
GRAND REPORTER (un peu provocateur) : Les membres du comité. Non je blague, elles sont gardées chez Geneviève Alix qui s’en sert pour le prochain potluck justement (ou autre évènement de Miami-Accueil s’il y a lieu).
MADAME CANDIDE : C’est comme la soirée de gala, 50 dollars par personne ce n’est pas donné, d’autant que nous sommes reçus gentiment et gratuitement à la résidence consulaire.
MONSIEUR C : Alors là, tu exagères car dans les autres soirées de gala où nous sommes allés c’était souvent plus du double.
GRAND REPORTER : Vos réflexions sont intéressantes. Vous allez être étonnés, Cette soirée de gala est le deuxième poste budgétaire. Eh oui ! Même si nous n’avons pas eu de salle à louer cette année, il y a les traiteurs, les alcools, l’animation, des éléments de décoration, la vaisselle, le mobilier à louer etc. Bilan : malgré les participations, la soirée de gala a coûté 3000 dollars à Miami-Accueil, soit 30 dollars offerts à chaque invité. Et encore, nous avons pris le risque de ne pas louer de tentes priant tous les dieux de nous prévenir d’une douche collective. Sinon , c’était une charge de 1500 dollars supplémentaires. Eh oui !
MONSIEUR CANDIDE : Alors pourquoi ne font-ils pas du fund raising ?
MADAME CANDIDE : Ils sont aidés par le Consulat ou l’Etat . D’ailleurs j’ai bien vu un tampon sur l’enveloppe du bulletin.
GRAND REPORTER : Les funds raising sont plutôt des opérations américaines, les français n’y sont pas trop habitués. Miami-Accueil ne reçoit aucune subvention de quiconque. Le tampon sur les enveloppes n’est là que pour indiquer l’adresse postale. Le Consulat aide Miami-Accueil en mettant à disposition sa salle de réunion pour la permanence du mercredi et une boîte aux lettres . Monsieur et Madame Vinogradoff nous ouvrent aussi très souvent la résidence consulaire. C’est un geste personnel exceptionnel que nous apprécions beaucoup. Toutefois, la recherche de sponsors va se faire de plus en plus activement. Certains étaientt déjà présents pour des évènements tels que Volvic pour le Cocktail de Bienvenue ainsi que Danone pour les tournois de Tennis .
MADAME CANDIDE : GR, vous qui semblez tout savoir, dîtes-nous franchement, les bénévoles, le comité, les responsables d’activités, les hôtesses de quartier, etc sont-ils vraiment bénévoles ?
GRAND REPORTER : Oh oui, ils le sont ! Tous les bénévoles donnent beaucoup de leur temps et de leur énergie à l’association sans aucun avantage financier en retour. Ils payent leur cotisation annuelle comme tout le monde et leur participation aux activités ou aux soirées comme tout le monde. Seul avantage, celui qui reçoit pour un pot luck ne paye pas. Il ne manquerait plus que cela ! Une fois par an, tous les bénévoles sont invités à déjeuner chez la Présidente. On fait venir un traiteur pour passer un moment agréable.
MADAME CANDIDE : Mon mari me disait au début de notre conversation que la cotisation devait servir au mensuel, à l’annuaire et à d’autres frais fixes…
GRAND REPORTER : Oui j’ai entendu, c’est à ce moment que je suis arrivé et je voulais justement éclaircir ces points et synthétisesr un peu.
L’Echo côtier relooké l’an passé a eu un grand succès auprès des membres. Mais voilà, malgré les annonces publicitaires et la page professionnelle, il coûte 7500 dollars à l’association.
Bien sûr, il est réalisé par des bénévoles en ce qui concerne son contenu, donc la rédaction, mais il génère des frais par son impression, son expédition, et sa mise en page finale. Cette année Miami-Accueil a eu une perte de 3000 dollars. Trois années comme celle-ci et c’est la clef sous la porte. Il est difficile de réduire les autres coûts tels que l’assurance (1000 dollars) , le gala, le café rencontre, le cocktail de bienvenue, le déjeuner des bénévoles, le Noel de charité etc. Ce sera donc l’Echo côtier qui renaitra en cyber bulletin dès le mois prochain.
MONSIEUR CANDIDE : Mais comment ça va se passer ? Tous les membres ont-ils internet ?
GRAND REPORTER : Apparemment oui. Il est vrai que cette douce sensation au toucher du papier va disparaître et que certains la regretteront. Mais vous savez, beaucoup d’organismes se sont déjà acoquiner avec le net. Beaucoup d’Accueils de différents pays et plus proche de nous, le Consulat de France a déjà pris l’habitude de communiquer ainsi avec son magazine électronique l’e-toile. Chaque mois, un email sera envoyé à chacun de nos membres pour les prévenir de la parution de l’Echo côtier. Ils n’auront alors qu’à cliquer sur le lien pour y avoir accès. Il sera hébergé sur le site de Miami-Accueil. Libre à chacun de l’imprimer chez soi. Un mot de passe permettra d’avoir accès aux données confidentielles telles que les coordonnées diverses, les activités, la liste des babysitters, etc.
MONSIEUR CANDIDE (très pragmatique d’autant qu’il est lui même un potentiel annonceur) : Que vont devenir les annonces publicitaires ?
GRAND REPORTER : Nous y avons pensé aussi, bien entendu, elles seront sur le site. L’impact sera donc plus grand car au lieu de n’être consultées que par 175 familles, elles le seront par les visiteurs du site qui sont de l’ordre de 1500-2000 par mois.
MONSIEUR C (rassuré) : En effet !
MADAME CANDIDE : Je vois que c’est une décision mûrement réfléchie !
GRAND REPORTER : Tout à fait et puis pour ne rien vous cacher Miami-Accueil est aussi assez fière de sauver quelques arbres, quelques centimètres cubes de couche d’ozone et de participer, à son échelle, à une prévention du réchauffement planétaire. Une petite touche verte comme les cocotiers !
Laurence-anne Ismael

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